Paul Signac - peintre ardechois
Viviers secteur sauvegardé : paysage
Viviers secteur sauvegardé : le séminaire
Vue sur les toits - Viviers : secteur sauvegardé
Paul Signac - La cathédrale
L'hôtel de ville de Viviers
Place de la Roubine - viviers (Ardèche)
Le Rhône à Viviers
Viviers secteur sauvegardé : détail de l'autel

Tourisme : Patrimoine et paysage

Patrimoine architectural

Viviers, l'un des trois secteurs sauvegardés de la région
Description, photos, circuits de découverte autour du patrimoine, vous trouvez plus d'informations sur site du centre inter-universitaire du patrimoine.
Cathédrale
Un monument exceptionnel
Cathédrale (monument historique classé)
Achevée au milieu du XIIe siècle, fortement modifiée au cours des siècles, elle présente des vestiges romans, une abside gothique entourée d'un déambulatoire et de 4 chapelles rayonnantes rectangulaires. Voûte réalisée par les architectes Franque au XVIIIe siècle. Clocher-tour, ancienne porte du quartier canonial. Tapisseries des Gobelins, stalles remarquables dans le chœur, maître-autel en marqueterie de marbres polychromes.
Hôtel de ville
ancien palais épiscopal - monument historique classé
Siège de l'évêché jusqu'en 1986 lorsque eut lieu un échange historique entre la Commune et l'Evêché, il fut construit par l'évêque François-Renaud de Villeneuve au milieu du XVIIIe siècle. Vaste hôtel particulier entre cour et jardin, il s'ouvre sur une grande cour de plan ovale dite « cour d'honneur ». Salon ‘à l'italienne' décoré de peintures murales en camaïeu de gris-vert. Parquets remarquables.
Hôtel de Tourville
monument historique classé
Ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. Magnifique porte sculptée (Grand-Rue).
Hôtel de Beaulieu
Ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. Façade aux 24 fenêtres ornées de mascarons (Grand-Rue).
Hôtel de Roqueplane
monument historique classé
Ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, aujourd'hui siège de l'évêché.
Notre-Dame du Rhône
monument historique classé
Ancienne chapelle d'un couvent de Dominicaines, elle allie beauté et sobriété. (Avenue P. Mendès-France)
Maison des Chevaliers
monument historique classé
Demeure du seigneur Noël Albert au XVIe siècle. Il fait construire une façade selon le goût de l'époque : élevée sur 4 niveaux, elle présente des frises sculptées (scènes de tournoi, rinceaux…), des bustes en relief ornant des médaillons. Le monument fait aujourd'hui l'objet d'études visant à sa réhabilitation.
Pont Romain
Pont gallo-romain (IIe ou IIIe siècle, sur la rive droite du Rhône, il est composé de onze arches).

Archives

Les archives sont vides.

Vallée du Rhône et Vivarais

PAYSAGES
Viviers est limitée par deux cours d'eau : le Rhône et son canal, et la rivière Escoutay, formant un vaste plan d'eau qui a permis l'aménagement d'un port fluvial et d'une base nautique.
Indomptable lors des crues, le fleuve est un élément fort du paysage, comme le sont les reliefs qui enserrent la ville à l'ouest, ou les falaises calcaires du « défilé de Donzère » au sud. Ces massifs donnent à Viviers une identité marquée, par les perspectives qu'ils constituent. Ils offrent également des vues magnifiques sur la vallée et sur la Drôme voisine.
Les collines sont boisées, ou couvertes de taillis ou garrigue de type méditerranéen.
La cathédrale et la ville fortifiée dominent fièrement la plaine, et s'inscrivent parfaitement dans l'environnement montagneux. Elles sont au cœur d'un tissu urbain médiéval très dense, niché entre fleuve et montagne.
CLIMAT
Le territoire est soumis à un climat méditerranéen (hivers doux, étés chauds, précipitations importantes en automne). Le mistral (vent du nord) suit le couloir rhodanien et accentue la sècheresse de la vallée.
La végétation est celle de la vigne, de la lavande et de l'olivier, caractéristique des régions méridionales.
UN PEU D'HISTOIRE
Viviers tire son nom des viviers qui alimentaient la proche ville gallo-romaine d'Alba (Aps). Il reste dans le quartier du « château » des traces d'une présence romaine. Installé jusqu'alors à Alba, l'évêque, siège à Viviers dès le Ve siècle. Il est seigneur de la ville, et la vie économique et sociale s'organise peu à peu autour de la présence de l'évêché : dans la ville haute (le « château) s'établit le quartier canonial, tandis que les habitations civiles s'étagent dans la pente et dans la ville « basse ».

Viviers est rattaché au royaume de France en 1307. Aux XVe et XVIe siècles, le pouvoir est d'abord aux mains des marchands, auxquels s'associent quelques artisans (drapiers, pélissiers) et des hommes de loi (notaires, praticiens) : Viviers est avant tout une ville bourgeoise. La cité connaît une expansion importante et consolide ses remparts pour se protéger des attaques de la guerre de Cent ans.

A la Renaissance, Viviers connaît la prospérité sous l'épiscopat de Claude de Tournon. Celui-ci reconstruit le choeur de la cathédrale. Noël Albert, riche bourgeois enrichi par le commerce du sel sur le Rhône et propriétaire de la demeure appelée aujourd'hui Maison des Chevaliers, profite des Guerres de Religion pour se rendre maître de la ville; ses troupes détruisent en partie la cathédrale.

Au milieu du XVIIIe siècle, l'évêque François Renaud de Villeneuve fait construire le palais épiscopal, aujourd'hui hôtel de ville. D'autres hôtels particuliers sont construits ou embellis à la même époque : hôtels de Roqueplane, de Tourville, de Beaulieu...
A la Révolution Française, l'évêque Charles de La Font de Savine prête le serment révolutionnaire, ce qui vaut à l'évêché d'être supprimé et au diocèse de Viviers d'être rattaché à celui de Mende pendant une trentaine d'années.

Le XIXe siècle correspond à une période de grande innovation industrielle, avec la création de l'usine Lafarge (chaux et ciments). Le carreau de ciment polychrome est également une création vivaroise (établissements Larmande).
HOMMES ET FEMMES CELEBRES A VIVIERS…
Marie et son frère Jacques de ROMIEU (1540-1600) furent des poètes de la seconde moitié du XVIe siècle. Tous deux naquirent à Viviers et chantèrent le Vivarais.

Noël ALBERT, ou Albert de NOE, riche marchand du XVIe siècle. Passé du catholicisme à un protestantisme fanatique, il fut un personnage ambigu. Ami des arts et fin lettré, il fit construire la « Maison des Chevaliers » et sa façade Renaissance.

Le cardinal de RICHELIEU fit halte à Viviers lors de son retour du midi de la France (signature d'un traité de paix avec l'Espagne, 1642). Malgré sa maladie – il mourut 3 mois plus tard - il fut reçu en grande pompe.

Charles de La FONT de SAVINE : premier « évêque jureur » de France, il prêta serment à la Constitution lors de la Révolution française (1791).

Honoré FLAUGERGUES (1755 – 1830), astronome et juge de paix : il ne quitta jamais Viviers mais fut un des astronomes les plus réputés de son époque, qui échangea calculs et observations avec ses confrères dans toute l'Europe. Un cratère qu'il découvrit sur la planète Mars porte son nom.

NAPOLEON III descend le Rhône, et accoste à Viviers le 24 septembre 1852. Il est reçu par les autorités municipales et préfectorales, par les évêques de Viviers et de Belley, et acclamé par une foule immense. Il offre à l'évêque, à l'occasion de ce passage, trois des tapisseries des Gobelins qui ornent aujourd'hui la cathédrale.

Paul SIGNAC, peintre apparenté aux impressionnistes, fit plusieurs longs séjours à Viviers entre 1926 et 1931. Il exécuta des aquarelles et dessins de la ville, essentiellement près du Rhône.